Ils étaient 6.000 dans ce Zénith, dimanche 8 mars, heureux et scandant au son du « tous ensemble » leur désir d’unité et de conquête. Un meeting aux accents de 2005, de la victoire du Non, mais dans lequel ont vibré d’autres combats, d’autres succès, plus proches encore : ceux arrachés par le LKP en Guadeloupe, ceux de tous les mouvements sociaux qui, en ce début d’année, refusent le supplément de potion libérale que nous promet Sarkozy pour panser les plaies de la crise.
6.000 hommes et femmes du Parti communiste, du Parti de gauche rassemblés dans le Front de gauche, mais bien au-delà, des hommes et des femmes portés par l’espoir d’une gauche de combat, d’une gauche enfin « unie pour affronter le capitalisme » dira le présidentEvo Morales dans un message de soutien. Immense Zénith et pourtant, « ce n’est qu’un début » a prévenu Jean-Luc Mélenchon. Les débuts d’un Front de gauche qui « veut devenir un front populaire majoritaire, à la base et au sommet ». La campagne s’ouvre. Elle ne sera pas celle des petites phrases, des logiques d’appareils et de boutiques partisanes. Pour Marie-George Buffet, elle sera celle de la chaîne humaine de dizaines de milliers de militantes et de militants qui vont bousculer l’ordre établi, celle « du peuple de gauche qui se lève » pour faire événement et changer la donne. Un lancement de campagne européenne réussi donc pour le Front de gauche. Un Front de Gauche déjà élargi avec l’arrivée de Christian Picquet, chef de file du courant UNIR au sein du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), et de ses amis. Une nouvelle accueillie sous un tonnerre d’applaudissements de militants et sympathisants scandant, debout : « Unité, unité ».
Aujourd’hui, nous avons besoin de construire véritable collectif des cheminots communistes en Seine ST pour une intervention plus proche et plus permanente. Les élections européennes et notre stratégie de Front de gauche peuvent constituer un point d’appui pour relancer notre activité à l’entreprise.Si ce n’est déjà fait, prenons contact, faisons connaître notre démarche, diffusons notre matériel.
Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique. Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.
L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.
En 2005, la Seine-Saint-Denis a massivement dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée. En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :
- Une Europe sociale, écologique et démocratique.
- Une Europe efficace contre la crise.
- Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
- Une Europe force de paix.
C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent. Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.
Déjà près de 500 séquano-dionysiens sont inscrits pour participer à ce grand rassemblement. Contactez les sections locales du PCF pour être informés des départs collectifs et participer à cet évènement politique. contact en fédération : téléphone : 01.48.39.93.93 / email : fede@93.pcf.fr
5 mars Les communistes POUR LE RETRAIT DE LA LOI BACHELOT – De Sèvres-Babylone à l’Assemblée Nationale 5 mars-19h30 - Ensemble pour la paix en Palestine débat « que doit faire l’europe pour la paix en Palestine » - Montreuil - En savoir plus 7 mars Guadeloupe - Martinique RASSEMBLEMENT CONTRE LA
« PROFITATION » RENCONTRE –DÉBAT A l’initiative de l’Association Des Amis de JUSTICE (journal du Parti Communiste Martiniquais) - 15 heures - 40 rue Pierre et Marie-Curie (Salle à côté de la Piscine) - BAGNOLET 8 mars Elections européennes : Meeting Front de Gauche 8 mars au Zénith de Paris 11 mars Riposte à la loi Boutin - rassemblement à Bobigny pour interpeller l’Office départemental, le Conseil général et le Préfet 19 mars Journée d’action interprofessionnelle – Manifestation à Paris
Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a affirmé jeudi sur Europe 1, que l’exonération totale de cotisations patronales pour toute embauche dans une entreprise de moins de dix salariés, effective depuis la mi-décembre, permettait « depuis 15 jours, 3.000 embauches par jour ». Lors que les derniers chiffres du chômage publié sont catastrophiques avec une augmentation de près de 100 000 nouveaux chômeurs, et que le pôle emploi n’est même plus en mesure de répondre à toutes les nouvelles inscriptions, le gouvernement persiste dans une politique qui démontre par tous les bouts ses échecs. Il est avéré que les exonérations de cotisations sociales n’ont aucun effet sur la création d’emploi, c’est d’ailleurs un constat largement partagé puisque même le Président de la Cour des compte, Philippe Seguin, l’a constaté dans un rapport. Alors que 3000 français perdent leur emplois chaque jour, il est plus que temps que Nicolas Sarkozy et son gouvernement cessent de mentir comme des arracheurs de dents !
Le groupe CACRPG dit “Non à la fusion de Paris et des trois départements de petite couronne, Oui au développement des coopérations entre les collectivités, Oui à la démocratie sans entrave, ni faux semblant”
Edouard Balladur, chargé par Nicolas Sarkozy d’animer un comité pour la réforme des collectivités territoriales, va rendre public son rapport qui devrait déboucher sur des projets de loi dès 2009.
Selon les informations déjà diffusées, ce comité, réuni sur des bases non pluralistes, va proposer de ramener le nombre de Régions de 22 à 15, de transformer les conseillers régionaux en conseillers territoriaux pour réduire le nombre d’élus de 6.000 à 4.000, de priver départements et régions de leur liberté d’agir sur tous les problèmes que rencontrent les habitants et de prévoir une organisation spécifique pour l’Île-de-France avec la création d’une collectivité nouvelle : le Grand Paris, regroupant Paris et les départements de petite couronne, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine.
Ce schéma régressif correspond bien à la commande présidentielle pour « simplifier » le prétendu « mille-feuilles administratif français », afin de réduire au maximum les dépenses publiques et affaiblir les pouvoirs démocratiques locaux. Il prétend réorganiser en profondeur l’Île-de-France en imposant une nouvelle institution, communauté urbaine du « Grand Paris », au mépris de l’avis majoritaire des collectivités existantes et en les privant de coopérations volontaires, tout en supprimant celles qui existent, telle Plaine Commune. Il s’attaque à la représentation proportionnelle du choix des électeurs.
Il est visiblement animé d’arrière-pensées électoralistes pour reconquérir un pouvoir qui lui échappe largement dans la région capitale. Au moment où le pays traverse une violente situation de crises, financière, économique, sociale, écologique, le décalage est total entre les urgences vécues par les habitants, les salariés et la priorité donné par Sarkozy à un remodelage institutionnel mené à la hussarde. Ce déni de démocratie masque mal une conception autoritaire et centralisatrice de la politique publique, fondée sur la concurrence et la spécialisation des territoires, dangereuse pour l’Île-de-France et tous les citoyens qui y vivent. Cela ressort également des « interventions secrètes » du secrétaire d’état à la Région Capitale. En fait, au nom de l’attractivité, il s’agit de s’accommoder de la coexistence de quelques pôles d’excellence et de vastes territoires de relégation avec un creusement insupportable des inégalités.
A l’inverse, le groupe CACRPG a toujours misé sur une meilleure prise en compte des spécificités de la zone centrale dense, pour développer les solidarités à l’échelle métropolitaine et à l’échelle régionale de l’Île-de-France.
Dans cet esprit, et face aux grands défis climatiques et énergétiques, pour un développement équilibré, contre les inégalités, le groupe CACRPG a contribué au nouveau schéma directeur (SDRIF) à l’horizon 2030, issu de plusieurs années de concertation avec tous les acteurs concernés. Il a approuvé ses ambitions en matière de logement, d’emploi et de transports.
C’est la raison pour laquelle il a aussi contribué à la démarche originale de coopération engagée avec le lancement prometteur du Syndicat mixte d’études Paris Métropole.
Pour Gabriel Massou, président du groupe CACRPG, « Notre groupe est déterminé à s’opposer à cette reprise en main de la Région capitale par Nicolas Sarkozy et la droite régionale. C’est bien de plus de moyens, de nouvelles ressources et de plus de démocratie dont les collectivités ont aujourd’hui besoin. Répondre aux attentes des francilien/ne/s pour le logement, la mobilité, l’emploi, la qualité de vie ne demande ni un bouleversement institutionnel ni un simple statu quo mais plus de coopération entre toutes les collectivités et des politiques publiques prenant pour priorité, plus que jamais, le développement des solidarités.
Aucune évolution institutionnelle ne peut se faire sans respect de la démocratie avec la proportionnelle à toutes les élections, sans concertation avec les élus régionaux, généraux, locaux et avec les populations, qui sont directement concernés. Et si une réforme des collectivités devait avoir lieu, nous exigeons qu’elle passe par un référendum régional. »
L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains s’adresse à l’ensemble des élus de France, de la population, des syndicats… sur les dangers de la réforme territoriale. Télécharger le rapport Balladur Le Président de la République entend bouleverser le paysage institutionnel français et a confié dans ce but à Edouard Balladur la présidence d’un comité ayant pour mission de proposer un nouveau modèle d’organisation territoriale. Or, ces propositions, déjà connues pour l’essentiel, apparaissent comme dangereuses à plus d’un titre. Elles amplifient les coupes sombres dans l’action publique déjà engagées au niveau de l’Etat et de l’Union Européenne.
Au coeur de la réforme envisagée, il est proposé en premier lieu d’instaurer un nouveau statut de métropole, donnant lieu à l’élection au suffrage universel direct des plus importantes communautés urbaines ou d’agglomération de notre pays, d’autres agglomérations pouvant également poser leur candidature. Les élus des autres intercommunalités feraient l’objet d’une désignation par un « fléchage » de certains élus municipaux, à l’image de Paris, Lyon et Marseille. L’ensemble des intercommunalités se verraient confier à titre exclusif la clause de compétence générale, leur permettant de mener des politiques dans tous les domaines, effaçant progressivement le rôle des communes et des départements.
Dans le même temps, les départements pourraient se transformer en collectivités territoriales spécialisées, et même devenir de simples composantes des régions, le nombre de ces dernières étant par ailleurs ramené à une quinzaine. Les conseillers territoriaux, communs aux assemblées délibérantes des régions et des départements, seraient désignés au scrutin uninominal.
Le tout serait accompagné par la limitation aux régions et aux intercommunalités de la capacité de lever l’impôt, à charge pour elles d’en « redistribuer une part » aux départements et aux communes. A cet égard, il serait envisagé de moduler les dotations de l’Etat en fonction des politiques menées par les collectivités, suivant des critères définis par l’Etat. Quant à la taxe professionnelle, elle serait purement et simplement supprimée en 2010 comme vient de l’annoncer le chef de l’Etat, le manque à gagner se reportant au final sur les ménages.
Le projet du gouvernement est donc parfaitement clair : il s’agit pour lui d’éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions, pour mieux transformer les collectivités locales en outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l’Etat, pour réduire ces dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins, pour privatiser les services publics. Nous pensons au contraire que ces services publics, principaux outils de réduction des inégalités, sont plus que jamais nécessaires, particulièrement dans le contexte de crise économique et financière que nous subissons.
Si une telle réforme était adoptée, nous nous acheminerions vers la disparition de la démocratie de proximité dans notre pays, et en particulier de l’échelon communal, cellule de base de notre République, foyer d’épanouissement de la citoyenneté.
Elus communistes, républicains et progressistes, nous sommes convaincus qu’une nouvelle dynamique des collectivités est possible. Mais, contrairement aux projets gouvernementaux, nous pensons qu’elle doit donner de nouveaux droits aux citoyens et de nouveaux moyens aux différents échelons territoriaux pour répondre aux préoccupations des habitants.
C’est pourquoi nous proposons de construire avec les populations une alternative au dépeçage de nos collectivités qui pourrait s’appuyer sur les objectifs suivants :
Démocratiser les institutions locales. Il convient de renforcer la démocratie en développant la démocratie participative et en garantissant la libre administration des collectivités. Les représentants des communes, départements et régions doivent être élus au suffrage universel direct et proportionnel. Le suffrage universel doit rester ancré dans la commune. Nous proposons donc que les conseillers communautaires soient désignés par fléchage sur les listes municipales dans le cadre d’une représentation proportionnelle pondérée.
Développer et rééquilibrer les territoires. Il faut repenser l’organisation territoriale et la définition des compétences en nous basant sur la satisfaction des besoins humains et des droits fondamentaux qui leur sont constitutionnellement garantis. Nous proposons de revenir sur certains transferts de compétences qui ont créés des inégalités entre les territoires et les populations et de renforcer les coopérations entre collectivités sur la base de projets communs.
Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités. D’une part, les dotations de l’Etat devraient être revalorisées. D’autre part, la taxe professionnelle devrait être remplacée par une Taxe sur l’Activité Economique qui intégrerait dans son assiette les investissements non-productifs, et notamment les placements financiers des entreprises et dont le produit serait réparti de manière à lutter contre les inégalités territoriales.
Crèches, accompagnement de l’enfance et de la jeunesse, formation, voirie, culture, urbanisme, cadre de vie… les collectivités assurent un rôle indispensable à la vie des habitants. Elles contribuent à la croissance de la richesse nationale en créant et en entretenant la grande majorité des infrastructures et équipements publics utiles à tous et notamment à l’activité économique. Or, c’est ce modèle, certes encore imparfait mais pour sa plus grande part efficace et juste, qui est aujourd’hui menacé par les projets gouvernementaux.
C’est pourquoi, nous, élus communistes et républicains, progressistes, nous nous adressons à vous, défenseurs de la démocratie locale, pour faire obstacle à ces projets destructeurs et à faire front commun pour porter avec la population une nouvelle étape de la démocratisation et du développement de nos territoires.
Fédération du Parti Communiste Français - Seine-Saint-Denis - 93
14 rue Victor Hugo - 93500-PANTIN - T - 01.48.39.93.93 - F - 09.53.04.27.47 Ecrire en email à la fédération
Engagé et fier d’appartenir à la grande famille des communistes, Je suis aussi un amateur de théâtre:
Membre du Parti Communiste Français, Syndicaliste, agent commercial à la S.N.C.F., président d’une association de cheminots (www.cheminotconnexion.com), comédien, ces activités me permettent de rencontrer des personnes différentes avec lesquelles je me suis engagé dans de nombreuses luttes :
pour la libération de Nelson Mandela
contre la guerre du golfe
pour le droit au logement
contre la constitution européenne et pour une Europe sociale
contre la réforme du régime des retraites et du régime des intermittents du spectacle
contre la guerre à Gaza
contre les expulsions des étrangers et pleins d’autres causes
Je m’engage en politique pour continuer à me battre contre les injustices sociales et pour contribuer à ouvrir une perspective de changement à gauche.
Si l’union fait la FORCE, l’union de la gauche est VOTRE FORCE.
J’en appelle à la responsabilité politique et au rassemblement des forces d’union de la gauche pour combattre une politique anti-sociale, ultra libéralisme.
Je veux mettre en place une politique transparente, juste, où chaque projet est porté par vous. Le projet municipal du PCF, élaboré avec les citoyens, sera le guide du groupe communiste durant cette mandature à venir.
Après la victoire de Nicolas Sarkozy et sa réhabilitation de la droite décompléxée, les valeurs de gauche ont-elles encore un sens ? Y a-t-il encore une gauche capable d’être elle-même ?
Voici une analyse toute personnelle du phénomène dit de “lutte des classes”. S’il y a bien une chose cimentant le communisme, cela reste la différenciation des classes et leur affrontement pour le pouvoir : la minorité dominante, ou bien la majorité dominée. De là, Marx distingua les forces vives en chaque camp, celle qui est, ou qui pourrait devenir le fer de lance de la lutte : d’un côté les bourgeois, et de l’autre les prolétaires. La 1ère catégorie perdura tout au long du temps des luttes, et même se renforçant : la bourgeoisie devenant classe mondiale, enfermée dans ses citadelles de la mondialisation, ses relais bourgeois nationaux n’étant que ses forces de l’ordre contre le peuple révolutionnaire. La 2ème catégorie, beaucoup plus soumise aux aléas de l’économie, car beaucoup plus hétéroclite, a été profondemment modifiée dans ses structures même ces 50 dernières années. Le phénomène majeur est le passage a une économie dite post-industrielle, c’est-à-dire l’abandon du secteur secondaire pour le secteur des services. Ceci n’est pas un phénomène naturel, d’ailleurs tout événement économique n’est pas naturel, car décidé et planifié par des hommes. Ceci est conçu comme une entreprise de désolidarisation humaine : les services sont beaucoup plus proche du marché, et les hommes qui y travaillent beaucoup plus divisé. Ainsi, le prolétariat de Marx s’est dissous dans le secteur tertiaire, et n’existe aujourd’hui plus. C’est ainsi que les néo-libéraux peuvent clamer (et sans être tout à fait en tort) que la lutte des classes est terminée. Néanmoins, seul un procédé sophistique pourrait nier que ce phénomène est toujours présent : la nouvelle classe dominée est désormais tout entière contenue dans le peuple, la classe populaire est le nouveau prolétariat ; la lutte des classes n’a pas disparue, elle s’est étendu, agrandie à tous sans exception. Mais cette lutte, comment se traduit-elle, et surtout quelle est la place du PCF dans ce combat ? La bourgeoisie mondiale s’est structurée dès les années 70 autour du néo-libéralisme, et est sans doute au plus fort de sa puissance aujourd’hui. La classe populaire n’a pas conscience d’être impliquée ensemble dans un même combat, et tel les colonisateurs, les bourgeois profitent des dissensions internes pour triompher. Pour combattre, elle exalte l’individu, et brise les chaînes de la solidarité : elle divise une classe unie par l’individualisme, quelle présente comme une chose raisonnable (travailler pour soi, ne pas se soucier des autres etc…). Le rôle de tout un chacun est donc, non pas de résister, mais de creer, car la résistance se fait par rapport à quelque-chose, et ne propose rien. C’est de là que vient d’ailleurs l’accusation d’archaïsme et d’immobilisme lancées par les conservateurs aux progressistes. Quand on conquiert, il n’y a plus alors à chercher à défendre ce que l’on a déjà, puisque l’adversaire se défendra à son tour, et ne cherchera plus à attaquer. Dans tout cela, et selon moi, le rôle du PCF est primordial (mais il ne doit pas être le seul acteur) : il doit se reposer de toute ses énergies sur le concept, à nouveau des plus moderne, de lutte des classes, mais désormais il n’a plus rien à faire des seuls ouvriers, il doit accompagner tout le peuple, et partout travailler sans relâche à la solidarité. De cette classe populaire unique, d’autres conclusions sont à tirer. Là où le combat prolétaire touchait principalement le domaine économique, le combat populaire touche le domaine humaniste dans son ensemble ; la voici la fameuse lutte final : plus loin que l’homme, il n’y a rien. Le PCF doit donc arrêter d’être seulement le “parti antilibéral”, et être tout simplement le parti communiste : le parti du commun et de la solidarité des hommes. Ses combats ne doivent pas porté sur seulement “augmenter les salaires” (par exemple), mais doivent se porter partout où la volonté populaire est bafouée. Pour exemple tout simple : quand la République écrase les révoltes étudiantes contre la loi Pécresse, le combat humaniste doit aller sur les lieux, aider les étudiants à se défendre contre la police, à faire une médiation, à interpeller les médias, et à répliquer contre les dirigeants locaux qui ont voulus et organiser cela. De cela, il y a à en tirer les conclusions suivantes : le PCF ne doit abandonner le concept de lutte des classes, mais celui du 21ème siècle, il doit être un lien populaire, concentrer ses visions sur l’humain où l’on trouvera toutes les causes des problèmes économiques (les fameux facteurs sociaux-économiques : naissance plus ou moins favorisée, milieux etc….). La dernière chose, et elle est très importante, la différenciation légal/illégitime. Ainsi quand une loi rend illégal une chose légitime, le combat ne doit pas hésiter à se porter par-delà la loi. Le communisme a de l’avenir, il doit revenir à Marx, mais tel que ce dernier penserait le monde, et non plus tel qu’il l’a pensé.