rassemblement devant la préfecture d’Evry, mercredi 20 mai 2009 à partir de 14h.

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Jean-Pierre Fuka et sa femme sont en France depuis 1996, tous les deux travaillent. Leurs deux enfants, nés en France, sont à l’aise dans l’école républicaine comme des poissons dans l’eau. Aujourd’hui, c’est une famille déchirée !

Jean-Pierre avait été condamné en 2005 à deux mois de prison avec sursis pour séjour irrégulier. Interpellé le 19 mars 2009, suite à un contrôle d’identité sur le chemin de son travail, il est écroué à la prison de Fleury-Mérogis pour purger sa peine. Jean-Pierre va passer un mois et demi en prison simplement parce qu’il n’a pas de papiers. Pourtant, son dossier est en cours d’examen à la préfecture d’Evry.

Au bout d’un mois et demi de prison, Jean-Pierre bénéficie d’une remise de peine pour bon comportement et le lundi 4 mai, il sort de Fleury-Mérogis… pour être immédiatement transféré au centre de rétention de Palaiseau. Moins de 24 h après, il est embarqué de force dans un avion pour Kinshasa, sans argent ni vêtements. Il n’a pu revoir ni sa femme, ni ses enfants.

Depuis plusieurs semaines, les enfants de Jean-Pierre refusent de rentrer chez eux tant que leur père ne revient pas. Avec leur mère, ils sont provisoirement hébergés chez une tante. Totalement démunis, que vont-ils devenir ?

Les parents d’élèves et enseignants des écoles Belle au Bois Dormant et Gérard Philippe de Grigny demandent le retour de Jean-Pierre et appellent à un rassemblement devant la préfecture d’Evry, mercredi 20 mai 2009 à partir de 14h.

Pétition à signer en ligne http://www.educationsansfrontieres.org/article19618.html
Les signatures seront déposées mercredi 20 mai à la préfecture.

Vous pouvez protester auprès de  préfet de l’Essonne et demander le retour de Jean-Pierre :
 
jacques.reiller@essonne.pref.gouv.fr, fax : 01 69 91 90 34
fax général : 01 64 97 00 23
(si vous souhaitez écrire au préfet, n’oubliez pas de rester courtois)

Contact RESF : Vincent MICHARD  06 12 88 48 71

 

Vous avez la parole…


Mais à la condition de dire ce que nous avons envie d’entendre…

 

Où l’histoire navrante, mais pourtant révélatrice, d’une interview manquée pour le bulletin du PS.

 

 

 

Jacques Sapir

Directeur d’Études à l’EHESS

Lundi 18 mai 2009

 

 

 

Ceci se passe en France, et non en un quelconque pays où l’on pratique, nous dit-on, la censure et la désinformation. C’est bien en effet d’un petit cas de censure qu’il s’agit. Un cas parmi d’autres bien sur, car ils sont finalement plus nombreux qu’on ne le croit.

L’histoire est navrante, mais elle vaut d’être contée…

 

Acte I.

 

Sollicité par courriel, puis par téléphone, de donner une interview au bulletin du PS, j’ai la faiblesse d’accepter. Il est vrai qu’agir autrement me ferait à raison une réputation de sectaire, et que l’on ne risque rien à entamer un débat. Après tout, c’est bien une règle de la démocratie que de parler à tous sans rien renier de ses propres convictions. Du moins c’était ce que je croyais…

Rendez-vous téléphonique est donc pris pour le vendredi 15 mai à 11H. À l’heure dite ma correspondante appelle, me remercie d’avoir accepté de lui répondre, et commence par me poser une question sur le problème des délocalisations induites par les écarts salariaux qui existent entre les nouveaux entrants de l’Europe et les pays du noyau originel.

Je m’exécute de bonne grâce et, comme mes lecteurs le savent déjà, explique la différence qui existe entre les délocalisations pures, la conception et la production de produits destinés à être « localisés » dans ces pays à bas coûts, l’entrée d’entreprises de services localisées dans ces dits pays sur nos marchés, et enfin les conséquences directes et indirectes sur les travailleurs dans nos économies. L’interview se déroule de manière très courtoise, et j’ai même l’occasion de rappeler à ma correspondante les cas bien connus d’entreprises qui ont remis en cause la législation française du travail sous la menace de délocalisations. J’ai donc l’impression de trouver une oreille attentive, et pour tout dire fort intéressée par mon propos.

 

Les choses se gâtent quand il est question des solutions. À la question qui me fut posée sur la possibilité de faire passer une directive européenne harmonisant les conditions sociales et rendant ainsi impossible le « dumping » social et salarial, j’eu le tort de répondre avec ma franchise habituelle – et je reconnais ne pas être de ceux qui font la roue pour plaire ou qui manient la litote – que je tenais une telle proposition pour une illusion, au mieux, et au pire une hypocrisie.

On ne voit pas comment ni pourquoi ces pays accepteraient de sacrifier cet avantage qu’ils ont sur nous et qui est le produit du « grand marché », tel qu’il fut obtenu par l’acte unique. La règle de l’unanimité rend impossible un tel projet. D’ailleurs, les dévaluations auxquelles ces pays se livrent, et qui ont été tout à fait significatives ces dernières semaines, entraînent une nouvelle baisse du coût du travail qui ne correspond à aucune baisse de la productivité, bien au contraire.

 

C’est alors que mon interlocutrice me coupe la parole pour me dire qu’il était impossible de passer dans son journal une telle réponse. Elle était certes prête à conserver la première partie de mon interview, mais en aucun cas elle ne publierait la seconde, car elle était contradictoire avec la position du PS. Quand je lui fis remarquer que, n’étant pas militant ni sympathisant de ce parti, je pouvais avoir les positions qu’il me plaisait d’avoir ce qu’elle n’était pas sans ignorer au début de l’interview, elle me répondit qu’elle n’était point là pour faire de l’information mais de la communication.

On admirera le cynisme de la formule.

On y trouve cependant plus de profondeur qu’on ne pourrait le croire à première vue.

 

Je passe les détails de la – grosse – colère qui me saisit et qui ne m’a point quitté et je mis fin à l’entretien en disant que soit, elle passait la totalité de mes propos soit elle n’en passerait aucun. Ce qu’elle fit, en me disant que jamais ses « supérieurs » ne sauraient les accepter.

 

Acte II.

 

La morale de cette triste et navrante histoire est double et mérite notre attention. Car, si l’on n’y prend garde, elle se répètera.

 

Sur la forme, en premier lieu, il y a donc bine des choses à dire. Nous sommes ainsi passés de la société de l’information à celle de la communication. Car, il faut prendre au sérieux la réponse qui me fut faite. Il s’agit bien de communiquer et non d’informer.

Si tel avait été le cas, on peut penser que le PS pouvait tolérer, et même, pourquoi pas, (mais si, mais si…) solliciter des avis différents, voire divergents. Mes positions sont connues et je n’en ai point changées. Mais, après tout, rien n’empêchait à un journaliste de ce parti de conclure en rappelant les positions qui sont défendues par le PS à l’occasion des élections européennes.

 

J’ai déjà donné des interviews sur le même sujet dans de nombreux journaux, dont certains défendent des positions qui ne sont pas les miennes. S’il est bien un principe qui avait toujours – jusque-là – été respecté c’était bien celui de ne pas altérer les idées e la personne que l’on a interviewée.

Ici, et pour la première fois, on demande à un interlocuteur que l’on sait pertinemment ne pas être membre, de prés ou de loin, du PS, de bien vouloir reprendre les positions de ce parti ou de se taire. C’est inouï, et à plusieurs titres.

Cela signifie d’abord un profond mépris pour les opinions de son interlocuteur, qu’elles soient justes ou fausses. Cela signifie ensuite qu’on tient son interlocuteur pour un être vil, prêt à tout pour se voir publié. Cela signifie, enfin, un égal et non moins profond mépris pour ses propres lecteurs, que l’on considère incapable de se faire une opinion par eux-mêmes.

 

Je n’en veux pas tant à la malheureuse personne qui m’a interviewé, et qui manifestait une certaine sympathie pour mes propos, qu’à ceux qu’elle a désignés pas le joli mot de ses « supérieurs ». Si c’est ainsi qu’ils conçoivent leur métier de journalistes en confondant celui-ci et la « communication », nous sommes donc rendus bien bas. Mais, si cela veut dire qu’ils considèrent que la presse partisane, dans le sens originel du terme soit la presse d’un parti, comme se devant de n’avoir qu’un visage et qu’un verbe à la gloire de ce dit parti, nous sommes en fait encore rendu plus bas.

Dans ce cas, cela traduit une profonde dérive anti-démocratique de ce parti.

Nous savions la Droite inféodée au pouvoir de l’argent. Nous connaissions les figures imposées de la presse stalinienne, même si aujourd’hui il s’agit d’un passé heureusement révolu. Que de telles pratiques soit le fait d’un parti qui a toujours prétendu conjuguer socialisme et démocratie est un triste spectacle. Même si ce parti n’a sans doute plus rien à voir avec le socialisme, on pouvait croire à son attachement à la démocratie. On s’est trompé. Le stalinisme n’est pas mort, mais il a migré vers d’autres cieux politiques. C’est bien à un cas exemplaire de ce que j’ai appelé le « liberal-stalinisme » que l’on est confronté.

 

Mais cet incident est tout aussi révélateur sur le fond.

De quoi s’agissait-il donc ?

On n’a pas supporté que je qualifie d’illusion ou d’hypocrisie le mythe de l’Europe « sociale » que l’on nous présente comme le saint Graal que l’on atteindra – encore un effort camarade – quand nous aurons une majorité de gauche au Parlement Européen. Que cette majorité se soit souvent montrée plus libérale que la droite, avec qui elle communie dans le culte de la concurrence « libre et non faussée », et que le groupe socialiste au Parlement Européen ne soit même pas d’accord en son sein pour savoir s’il faut garder Barroso ou le virer, est évidemment passé sous silence.

Il s’agit donc d’une illusion, je le dis et je me répète. Il faut se réveiller.

Quelle unanimité espère-t-on réaliser entre les 27 pays de l’Union ? Les cultures, mais aussi les rythmes politiques, sont par trop différents. Et d’abord, les structures économiques et sociales sont bien trop divergentes pour que l’on puisse trouver une base d’accord commune. Le principe du « grand marché », il faut quand même le dire, propose la mise en concurrence de tout, des produits comme du travail. C’est lui qui a organisé la mise en concurrence des travailleurs. À terme, il ne laisse qu’une solution : c’est l’harmonisation par le bas, avec la garantie que les rythmes politiques seront bien trop différents pour que l’on puisse espérer un sursaut commun et simultané. Cette Europe sociale, qui est certes désirable, se révèle comme la ligne d’horizon. Elle s’enfuit dés lors que l’on s’en s’approche. Elle est inatteignable. Elle n’aura pas lieu, comme le dit si bien un livre récent[1].

 

Où alors, il s’agit bien d’une hypocrisie. Le ralliement à l’Europe sert à masquer le vide conceptuel et programmatique dans lequel le PS se complait et se débat. On sait très bien que réclamer plus d’Europe sociale, une harmonisation fiscale, et bien d’autres choses, n’a aucun sens dans la situation actuelle et par la voie parlementaire européenne. Mais, cela permet de jeter le voile de Noé sur l’absence de toutes proposition concrète en France même. L’Europe est devenu un alibi à l’immobilisme, et c’est cette hypocrisie là qu’il ne faut en rien toucher, et surtout pas dénoncer.

François Mitterrand disait avoir deux ambitions, la construction de l’Europe et la justice sociale. Il a choisi la première et abandonné la seconde. Jacques Delors s’est chargé, alors, de mettre tout cela en musique. On sait ce qu’il en advint : la grande régression sociale des années 1980, et la montée inexorable vers les 3 millions de chômeurs, le tout couronné par la sanctification du « Franc fort ».

Les chiffres sont cruels.

Ils indiquent de manière indubitable que cette politique là a bien été en France l’équivalent de celle d’un Reagan au Etats-Unis ou d’une Thatcher au Royaume Uni. Ce fut donc bien un « socialiste », assurément fort mâtinée de chrétien, qui se chargea d’initier cette politique. Son coup fait, il partit pour Bruxelles, et laissa Beregovoy achever le travail.

Et l’on voudrait nous faire croire aujourd’hui que l’Europe pourrait être sociale ?

 

Graphique 1

Sources : Tableaux de l’INSEE.

 

Ceci expliquerait alors la violence de la réaction. Et il est vrai que la fille de ce Jacques Delors est aujourd’hui à la tête de ce parti.

Tant que je ne faisais que décrire un processus qui est aujourd’hui trop évident pour être nié, c’était acceptable. Mais, que je remette en cause le fondement de la politique du PS, sans l’Europe sociale point de salut, et, tout d’un coup, la foudre se déchaîne.

Ma proposition, taxer les produits en provenance des pays à bas coûts de l’Union Européenne (et par produits j’entends aussi ceux que l’on assemble dans des pays où les coûts sont plus élevés), et le faire unilatéralement s’il le faut pour enclencher un débat, a pour elle de nous sortir de cet immobilisme, de ces lendemains qui ne chanteront pas.

 

Acte III.

 

Je vous laisse donc libre de choisir entre l’illusion et l’hypocrisie. Quant à moi, cela fait longtemps que j’ai perdu mes illusions en ce qui concerne le PS et j’avoue ne pas avoir de réserves suffisantes de patience pour endurer son hypocrisie. Comme le disait Maurice Clavel en son temps, Messieurs les Censeurs, bonsoir !

 

Mais il faut cependant revenir aux choses sérieuses. La question des protections à adopter est aujourd’hui urgente.

Le rapport entre les coûts du travail (eux-mêmes considérablement renforcés par la réévaluation de l’Euro) et les gains de productivité n’a fait que se détériorer à notre détriment avec cette crise. Les pressions à la baisse des salaires, baisse non plus relative mais absolue, se font jour désormais en France, comme l’atteste la note de la direction de Hertz à ses salariés. Ne croyons pas qu’il s’agisse ici d’un acte isolé. Hertz a eu la bêtise de mettre par écrit ce qui est déjà pratiqué aujourd’hui dans des dizaines d’entreprises, et ce qui le sera demain dans des centaines, voire des milliers.

Et pourtant, on remarque que c’est bien grâce à ses « stabilisateurs automatiques » soit l’ensemble du système social, que l’économie française a plutôt mieux résisté à la crise que ses voisins. Pourtant, ce sont ces mêmes stabilisateurs automatiques que ce gouvernement veut remettre en cause, par petits bouts, points par points, toujours au prétexte de doper notre compétitivité.

 

Sur le fond, l’Europe a été le meilleur élève du libre-échange prôné par l’OMC. Ce faisant nous avons découplé la formation des profits par les entreprises des conditions du travail telles que l’on peut les avoir sur un territoire donné. Désormais, le profit se réalise de manière globale et la mise en concurrence des salariés dans un vaste marché se fait sous la forme du « moins disant, moins coûtant ». Les règles du fameux « compromis salarial » cher aux auteurs de la Théorie de la Régulation ont été mises cul par dessus tête dans cet évolution. Il n’est pas étonnant, alors, d’apprendre que se creusent les écarts de salaires et que les 1% supérieurs des revenus salariaux accumulent une part croissante du revenu national. C’est une tendance constante dans les pays qui se sont ainsi ouverts, sans entraves ni protections, au commerce international[2].

 

Seul, un retour au protectionnisme peut permettre d’inverser ce mouvement. Il faut tendre à le faire en commun avec des pays qui ont le même niveau de productivité. De ce point de vue, il y a une logique à chercher des protections communes avec les pays du noyau originel de l’Europe. Mais, s’il le faut, nous ne devrions pas hésiter à décider de mesures unilatérales. Elles seraient, il n’en faut pas douter, ce que nous appelons entre nous économistes, dans le langage si particulier de notre corporation, un « optimum de second rang », ce que l’on peut traduire par un pis-aller. Cependant, elles seraient préférables à ne rien faire du tout, au prétexte toujours plus illusoire, de réaliser un jour cette fameuse « Europe sociale ».

Il est plus que probable que le choc psychologique que provoquerait de telles mesures permettrait d’ouvrir le débat et de penser, à l’échelle de 5 à 6 pays, à des protections communes et coordonnées.

 

Pour cela, il faut faire tomber le tabou qui pèse aujourd’hui sur de telles mesures unilatérales. Il faut pouvoir en discuter calmement et de manière raisonné, en dehors et au-delà de toute invective et de toute censure. Il faut aussi cesser de les concevoir comme une fin en soi, pour comprendre que leur statut réel serait d’être d’une part des mesures conservatoires et d’autres part des bases de départ pour des négociations devant conduire à une nouvelle Europe.

 

Acte IV.

 

Il me faut maintenant revenir sur ce que cet incident révèle quant aux pratiques du débat dans notre pays. Ce cas est navrant, mais il n’est pas isolé.

 

On s’en souvient, le referendum sur le Traité Constitutionnel Européen avait déjà donné lieu à pareille pratique. Frédéric Lordon et quelques autres en ont rendu compte à l’époque[3]. Pour ma part j’y suis revenu à froid dans un ouvrage[4].

On l’avait constaté à l’époque et ce constat est toujours valable : dès qu’il est question de l’Europe les principes les plus élémentaires du débat démocratique sont foulés aux pieds par ceux qu’Hubert Védrines qualifia « d’européistes ». Ils se révèlent pour ce qu’ils sont : une poignée de technocrates englués dans leurs certitudes, aveugles devant les conséquences, sourds à la colère qui monte.

 

Mais, aujourd’hui, cette Europe là dévoile son véritable visage. Les politiques sont de fait prises par les États. Ou donc se trouve le plan de relance Européen ? Peut-on, là encore, croire un instant dans ces 1000 milliards d’Euro que l’on voudrait affecter à une hypothétique relance, et ce alors que des gouvernements, et non des moindres, ont exprimé leur opposition ?

S’il est vrai que la droite nous « enfume » dans cette campagne, on voit bien qu’elle n’est pas la seule.

C’est bien parce que l’on se rapproche de l’heure de vérité qu’une certaine parole doit être supprimée. Mais c’est bien aussi à ce moment qu’elle se trouve être d’autant plus nécessaire.



 

[1] F. Denord et A. Schwartz, L’Europe Sociale n’aura pas lieu, Raisons d’Agir, Paris, 2009.

 

[2] J. Bivens, « Globalization, American Wages, and Inequality », EPI Working Paper, 6 septembre 2007, Washington, DC.

 

[3] F. Lordon, « La procession des fulminants », sur le site http://www.acrimed.org/article2057.hmtl

 

[4] J. Sapir, La Fin de L’Eurolibéralisme, Paris, Le Seuil, 2006.

Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM

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Sébastien CLEE, Élu PCF, maire adjoint chargé de la politique de l’insertion à Bondy et

Lucien PAMBOU, conseiller municipal UMP à Alfortville  débattront sur le Thème :

“Le RSA, le Revenu de Solidarité Active”

le dimanche 29 mars à 10h15 du matin

sur Fréquence Paris Pluriel 106.3 FM ou sur internet www.rfpp.net

Numéro d’appel pour les auditeurs 01 40 05 06 10

Mille jours de la présidence de George W. Bush


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Ce film raconte les mille jours de la présidence de George W. Bush, des attentats du 11 septembre au bourbier de la guerre en Irak. Il dresse un état des lieux de l’Amérique d’aujourd’hui et tente de comprendre comment un petit groupe d’hommes, sous l’influence des faucons néo-conservateurs, a pris le contrôle de la politique étrangère américaine.

http://www.dailymotion.com/swf/74I83AV13BqB77c0o

Comment les financiers Thyssen et Bush ont armé Hitler

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Un article de Peter Mertens dans Géostratégie nous rappelle des faits historiques oubliés qui aident à mettre en contexte une actualité plus récente:

<< La famille Bush a joué un rôle central dans le financement et l’armement d’Adolf Hitler avant son accession au pouvoir en Allemagne. Elle a aidé les fabricants de canons à construire la machine de guerre nazie. Durant les premières années de guerre, la famille Bush a empoché les bénéfices du travail forcé dans les mines d’Auschwitz. Elle a aidé à développer la théorie de la ” race pure “. Premier article d’une série de trois sur les liens de la famille Bush avec l’Allemagne nazie.

A la fin de la première mondiale, August Thyssen, le plus grand producteur militaire d’Allemagne, craint l’effondrement de son empire sidérurgique. Il fonde à Rotterdam aux Pays-Bas, pays ” neutre “, la Banque du Commerce et de la Navigation. Il y transfère le butin de guerre de l’August Thyssen Bank à Berlin pour ne pas payer les dédommagements exigés par le traité de Versailles. Le vieil August offre 100 millions de dollars à son fils Fritz, ainsi que son empire industriel dans la région de la Ruhr. En 1923, Fritz Thyssen est conquis par Adolf Hitler, l’homme qui peut sauver l’industrie allemande des révoltes de la classe ouvrière(1). Le baron de l’acier rencontre Hitler et le général Erich Ludendorff et décide de verser 100 000 marks-or au jeune parti nazi, le NSDAP.

Mais le parti de Hitler a besoin de beaucoup plus de fonds pour vaincre le mouvement communiste. Le butin de guerre planqué à Rotterdam ne suffit pas. Thyssen souhaite donc créer une branche américaine. En 1922, il rencontre à Berlin Averell Harriman, patron de la société d’investissement W.A. Harriman & Co. Un rapport d’enquête officiel datant de 1942 relate : ” Harriman et Thyssen ont convenu de créer une banque pour Thyssen à New York. Des amis d’affaires de Harriman se chargeraient de la direction, avec l’envoyé de Thyssen, H.J. Kouwenhoven, arrivé spécialement aux Etats-Unis à cet effet “(2).

La direction de Brown Brothers & Harriman. Le deuxième à partir de la gauche est Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. La firme travaille avec le géant de l’acier allemand Fritz Thyssen, pour porter Hitler au pouvoir. L’argent des crimes nazis atterrit aux USA et George Bush père s’en servira plus tard pour se lancer dans le secteur pétrolier.

Les fabricants de canons allemands s’adressent
à la famille Bush

Ainsi, après Berlin et Rotterdam, Thyssen s’installe aux Etats-Unis. Début 1924, Kouwenhoven, directeur de la Banque du Commerce et de la Navigation, se rend à New York pour y créer, avec l’aide d’Averell Harriman et George “Bert” Walker, l’Union Banking Corporation (UBC) à Broadway, à la même adresse que Harriman & Co. En réalité, l’Union Banking Corporation est la propriété de la Rotterdamse Bank, à son tour propriété de Fritz Thyssen(3).

Le 10 janvier 1925, la August Thyssen Hütte obtient un prêt de 12 millions de dollars d’une autre banque américaine, la Dillon, Read & Co et 5 millions de dollars un an et demi plus tard. Dillon est un vieil ami de Sam Bush, l’arrière-grand-père de l’actuel président américain. Sa banque est utilisée par Standard Oil, Ford, General Electric, Du Pont et ITT pour financier Hitler. Grâce aux dollars américains, toute l’industrie sidérurgique allemande se fond, sous la direction de Fritz Thyssen et de Friedrich Flick, dans les Vereinigte Stahlwerke (les Aciéries réunies)(4). ” Les tâches étaient réparties : les comptes personnels et confidentiels de Thyssen à des fins politiques et connexes sont dirigés par l’organisation de Walker-Bush ; alors que les Vereinigte Stahlwerke effectuaient leurs opérations bancaires via Dillon Read “(5).

Le 1er mai 1926, George Walker confie la vice-présidence de Harriman & Co à son beau-fils, Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. En 1931, Harriman & Co fusionne avec une société d’investissement britannique. Brown Brothers & Harriman obtient une part importante dans l’industrie minière polonaise, la Consolidated Silesian Steel Corporation. Les deux tiers de cette compagnie sont aux mains de Friedrich Flick(6), qui appartient au ” cercle d’amis ” de Heinrich Himmler. Il utilise une partie de ses bénéfices pour financer l’organisation terroriste Schutzstaffel (SS).

Prescott Bush se voit confier la supervision des Vereinigte Stahlwerke de Thyssen et Flick. Ceux-ci financent Hitler jusqu’à son accession au pouvoir. En 1932, Thyssen organise une rencontre avec Hitler au Park Hotel de Düsseldorf. Il parvient à convaincre les bonzes de l’industrie de la Ruhr de soutenir Hitler. Les magnats de l’acier seront le cœur de l’industrie de guerre allemande: les Vereinigte Stahlwerke produisent 50,8 % du fer, 41,4 % des tôles d’acier, 35 % des explosifs et 22,1 % du fil d’acier de toute l’Allemagne nazie(7).

L’arrière-grand-père et le grand-père Bush avaient intelligemment placé leurs billes. Via la banque Brown Brothers & Harriman ils investissent dans l’Allemagne nazie. Via la banque UBC de Thyssen ils récoltent aux USA les bénéfices de l’armement. Ceux-ci se chiffrent en 1934 à des centaines de millions. A New York, Prescott Bush est devenu entre-temps le managing director d’UBC. ” La famille Bush savait très bien que Brown Brothers était le canal qui acheminait l’argent vers l’Allemagne nazie et que l’Union Bank était le pipeline secret qui amenait l’agent nazi aux Etats-Unis, via les Pays-Bas “, écrit John Loftus, ancien procureur du département US contre les crimes de guerre nazis(8).

Esclavage dans les mines polonaises au profit de Prescott Bush

La Consolidated Silesian Steel Corporation est établie près de la ville d’Oswiecim en Pologne, dans l’une des régions les plus riches en minerais. En 1934, la société de Flick et Bush est accusée par le gouvernement polonais de fraude, de comptabilité fictive et d’évasion fiscale. L’année suivante, l’arrière-grand-père Bush conclut un compromis avec le gouvernement polonais. Mais la Consolidated Steel continue à piller les minerais de Pologne pour la fabrication de chars, d’avions et d’explosifs, qui serviront à l’Allemagne pour envahir la Pologne cinq ans plus tard.

C’est à Oswiecim que Hitler fera construire en 1939 le premier camp de concentration qui entrera dans l’histoire sous le nom allemand de la petite ville : Auschwitz. Dès la fin de 1941, le camp sera également utilisé pour le travail forcé sous l’autorité des SS de Himmler(9).9 Les prisonniers ” valides ” travaillent comme des esclaves dans les mines et dans les usines d’IG Farben et de la Consolidated Steel. Pendant la guerre, Thyssen et Flick revendent la Consolidated Steel à UBC. La société est rebaptisée Silesian American Corporation, totalement contrôlée par Harriman et le manager Prescott Bush. Le grand-père Bush et Harriman empocheront l’argent du travail fourni dans les mines par les milliers d’esclaves en provenance d’Auschwitz(10).

Après l’attaque de Pearl Harbor en 1941, le gouvernement américain interdit le commerce avec l’ennemi (Trading with the Enemy Act). Le 22 octobre 1942, les actions de l’Union Banking Corporation sont saisies, y compris celles de Harriman et Prescott Bush. Le gouvernement constate que la banque de Bush ” gère les bénéfices de la famille Thyssen et appartient à des ressortissants d’une certaine nation ennemie “(11). Harriman et Bush sont dénoncés comme collaborateurs. Un mois plus tard, le gouvernement reprend aussi la Silesian American Corporation. Mais la société peut continuer à travailler et Prescott Bush conserve sa fonction jusqu’en 1943 grâce au soutien de l’avocat Allen Dulles, l’homme qui créera plus tard la CIA(12). A la mort de Fritz Thyssen, en 1951, les actionnaires de Brown Brothers & Harriman récupèrent leur argent sale. Prescott Bush reçoit 1,5 million de dollars pour sa part dans UBC, qu’il donne à son fils, George Herbert Walker Bush, pour se lancer dans le secteur du pétrole(13). Avec ces fonds, George Bush senior fonde la Bush-Overby Development Company, active dans le commerce du pétrole et dans les brevets pétroliers. Deux ans plus tard, il crée la Zapata Offshore Oil Company, la firme qui exploitera les premiers puits de pétrole au large du Koweït et qui plus tard, comme Pennzoil Company, obtiendra des intérêts au Qatar et en Égypte(14). C’est avec l’argent des crimes nazis que la famille Bush s’est lancée dans le secteur pétrolier, qu’elle s’est liée à la famille royale du Koweït et qu’elle a déclenché la première guerre du Golfe contre l’Irak(15).

Notes

(1) Tony Rogers, Heir to the Holocaust. Prescott Bush, 1.5 Million Dollars, and Auschwitz: How the Bush Family Wealth is Linked to the Jewish Holocaust. In Clamor Magazine (6 mai 2002).
(2) Memorandum to the Executive Committe of the Office of Alien Custodian (5 octobre 1942). Cité in Georg Webster, G. Tarpley & Anton Chaitkin : George Bush: The Unauthorized Biografy. Chapitre 2, p 3. http://www.tarpley.net/bushb.htm
(3) John Loftus, The Dutch Connection, How a famous American family made its fortune from the Nazi’s. http://www.baltech.org/lederman/bush-nazi-fortune-2-09-02.html
(4) K.E. Von Schnitzler, Der Rote Kanal. Ed. Nautilus, 1992, p 291.
(5) Georg Webster, G. Tarpley & Anton Chaitkin. George Bush: The Unauthorized Biografy. http://www.tarpley.net/bushb.htm
(6) Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c.
(7) Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c.
(8) John Loftus, o.c.
(9) Arno J. Mayer, De hakenkruistocht tegen rood en jood. Berchem, EPO, 1999. pp 210-215.
(10) Tony Rogers, o.c.
(11) Tony Rogers, o.c.
(12) Tony Rogers, o.c.
(13) Tony Rogers, o.c.
(14) Eric V Thompson, Major Oil Companies in the Gulf Region. University of Virginia, Petroleum Archives Project, Arabian Peninsula and Gulf Studies Program. Prepared with support from The Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences. http://www.virginia.edu/igpr/apagoilhistory.html
(15) Chris Floyd, Blood Simple. In Metropolis, The Moscow Times (13 septembre 2002). http://www.tmtmetropolis.ru/stories/2002/09/13/120.html >

Source:
http://www.geostrategie.com/cogit_content/ameriques/CommentlesfinanciersThysse.shtml

LE PEUPLE DE GAUCHE SE LEVE


S’organiser, réfléchir, agir, voter


Ils étaient 6.000 dans ce Zénith, dimanche 8 mars, heureux et scandant au son du « tous ensemble » leur désir d’unité et de conquête. Un meeting aux accents de 2005, de la victoire du Non, mais dans lequel ont vibré d’autres combats, d’autres succès, plus proches encore : ceux arrachés par le LKP en Guadeloupe, ceux de tous les mouvements sociaux qui, en ce début d’année, refusent le supplément de potion libérale que nous promet Sarkozy pour panser les plaies de la crise.


6.000 hommes et femmes du Parti communiste, du Parti de gauche rassemblés dans le Front de gauche, mais bien au-delà, des hommes et des femmes portés par l’espoir d’une gauche de combat, d’une gauche enfin « unie pour affronter le capitalisme »  dira le président  Evo Morales dans un message de soutien.  Immense Zénith et pourtant, « ce n’est qu’un début » a prévenu Jean-Luc Mélenchon. Les débuts d’un Front de gauche qui « veut devenir un front populaire majoritaire, à la base et au sommet ». La campagne s’ouvre. Elle ne sera pas celle des petites phrases, des logiques d’appareils et de boutiques partisanes. Pour Marie-George Buffet, elle sera celle de la chaîne humaine de dizaines de milliers de militantes et de militants qui vont bousculer l’ordre établi, celle « du peuple de gauche qui se lève » pour faire événement et changer la donne. Un lancement de campagne européenne réussi donc pour le Front de gauche. Un Front de Gauche déjà élargi avec l’arrivée de Christian Picquet, chef de file du courant UNIR au sein du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), et de ses amis. Une nouvelle accueillie sous un tonnerre d’applaudissements de militants et sympathisants scandant, debout : « Unité, unité ».

 

Aujourd’hui, nous avons besoin de construire véritable collectif des cheminots communistes en Seine ST pour une intervention plus proche et plus permanente. Les élections européennes et notre stratégie de Front de gauche peuvent constituer un point d’appui pour relancer notre activité à l’entreprise.  Si ce n’est déjà fait, prenons contact, faisons connaître notre démarche, diffusons notre matériel.

Daniel Junker : junkerdaniel@hotmail.com tel : 06.08.81.19.61

 

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TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE

1) TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE ? IL FAUT ARRETER CA !!

2) Des nouvelles de ceux au sujet de qui nous vous avions alerté :

Saber, 18 ans et 3 mois  a passé 7 jours en rétention  au Cra du Mesnil Amelot.  Il réside à Aubervilliers, et  est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS,  Il ne sera pas reconduit de force en Tunisie. Son arrêté de Reconduite à la frontière a été annulé par le juge du Tribunal Administratif de Melun le 26 février. Plus d’une vingtaine de ses copains et plusieurs membres de sa famille (français) avaient fait le déplacement jusqu’à Melun pour le soutenir devant le tribunal.
Mme Ramela HAKOBYAN, mère de trois enfants scolarisés à Blois. Son APRF a été annulé par le Tribunal administratif. Elle était  en rétention au CRA de Rennes et séparée de ses 3 enfants  et de son mari handicapé.
Madame Hakobyan a été libérée et rentre en ce moment chez elle, avec les soutiens de Blois qui avaient fait le déplacement. Par contre , il semble que son mari vienne de recvoir un OQTF … On continue !

TROIS ENFANTS A NOUVEAU SEPARES DE LEUR PERE ?
IL FAUT ARRETER CA !!
M. Omer AHMETOVIC devrait être expulsé vers la Bosnie le 11 mars une nouvelle fois ! L’OFPRA a rendu une réponse négative à sa demande d’asile. Par ailleurs, à la suite des 15 premiers jours de sa rétention, M. Ahmetovic a été représenté le 7 mars devant le Juge de la Liberté et de la Détention qui a confirmé son maintien en rétention jusqu’au 11 mars, date à laquelle il serait reconduit en Bosnie.
Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin).

Monsieur AHMETOVIC s’était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois enfants. Ne pouvant vivre loin de sa famille, il a décidé de venir les rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s’est fait arrêter par la police de l’air et des frontières dès son arrivée.

La France s’apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable.

En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C’est là que le couple s’est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et sœurs qui ont un titre de séjour en France. Elle comme lui n’ont plus de lien avec Leur pays d’origine qu’ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.

De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d’à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés.
La maman des enfants fait tout ce qu’elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d’un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité.

Pour réagir auprès de la préfecture du Bas-Rhin et demander la libération de Monsieur AHMETOVIC  adresser mail et fax à Monsieur Jean-Marc REBIERE, Préfet du Bas-Rhin
Pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18302#sp18302

par mail

raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax
03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : http://www.alliance mca.net/faxgratuit.

Et envoyer fax et mail au ministère de l’immigration :

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv..fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Contact sur ce dossier :
resf.67@laposte.net
06 66 95 18 70

Soirée de solidarité avec Gaza 11 mars Bondy

organisée par le groupe des élus communistes et partenaire, la section du PCF de Bondy et le Parti de Gauche
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« Retour d’une délégation à Gaza »

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Mercredi 11 mars à partir de 19h00
Ecole maternelle Noue Caillet
34 av. Jean Moulin à Bondy-Nord

Avec :

*    Marc EVERBECQ, Maire de Bagnolet, ville jumelée avec le camp Palestinien de Chatila

*    Meriem DERKAOUI, Conseillère municipale d’Aubervilliers
Fernand TUIL, Président de l’association pour le jumelage des villes françaises avec les camps palestiniens (l’AJPF)

Témoignages, diaporama, débat.

FRONT DE GAUCHE


8 mars 2009 - Zénith - Front de gauche pour changer d'Europe

Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.
Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.
L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, la Seine-Saint-Denis a massivement dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée. En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :

- Une Europe sociale, écologique et démocratique.
- Une Europe efficace contre la crise.
- Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
- Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.
Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

8 mars Zenith - Front de gauche pour changer d'Europe

Déjà près de 500 séquano-dionysiens sont inscrits pour participer à ce grand rassemblement.
Contactez les sections locales du PCF pour être informés des départs collectifs et participer à cet évènement politique.
contact en fédération : téléphone : 01.48.39.93.93 / email : fede@93.pcf.fr

 

5 mars Les communistes POUR LE RETRAIT DE LA LOI BACHELOT – De Sèvres-Babylone à l’Assemblée Nationale
5 mars-19h30 - Ensemble pour la paix en Palestine débat « que doit faire l’europe pour la paix en Palestine » - Montreuil - En savoir plus
7 mars Guadeloupe - Martinique RASSEMBLEMENT CONTRE LA
« PROFITATION » RENCONTRE –DÉBAT A l’initiative de l’Association Des Amis de JUSTICE (journal du Parti Communiste Martiniquais) - 15 heures - 40 rue Pierre et Marie-Curie (Salle à côté de la Piscine) - BAGNOLET
8 mars Elections européennes : Meeting Front de Gauche 8 mars au Zénith de Paris
11 mars Riposte à la loi Boutin - rassemblement à Bobigny pour interpeller l’Office départemental, le Conseil général et le Préfet
19 mars Journée d’action interprofessionnelle – Manifestation à Paris

 

Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a affirmé jeudi sur Europe 1, que l’exonération totale de cotisations patronales pour toute embauche dans une entreprise de moins de dix salariés, effective depuis la mi-décembre, permettait « depuis 15 jours, 3.000 embauches par jour ».
Lors que les derniers chiffres du chômage publié sont catastrophiques avec une augmentation de près de 100 000 nouveaux chômeurs, et que le pôle emploi n’est même plus en mesure de répondre à toutes les nouvelles inscriptions, le gouvernement persiste dans une politique qui démontre par tous les bouts ses échecs.
Il est avéré que les exonérations de cotisations sociales n’ont aucun effet sur la création d’emploi, c’est d’ailleurs un constat largement partagé puisque même le Président de la Cour des compte, Philippe Seguin, l’a constaté dans un rapport.
Alors que 3000 français perdent leur emplois chaque jour, il est plus que temps que Nicolas Sarkozy et son gouvernement cessent de mentir comme des arracheurs de dents !

 


Non à la fusion des 3 départements de la petite couronne avec Paris
Télécharger le rapport Balladur

Le groupe CACRPG dit “Non à la fusion de Paris et des trois départements de petite couronne, Oui au développement des coopérations entre les collectivités, Oui à la démocratie sans entrave, ni faux semblant”

Edouard Balladur, chargé par Nicolas Sarkozy d’animer un comité pour la réforme des collectivités territoriales, va rendre public son rapport qui devrait déboucher sur des projets de loi dès 2009.
Selon les informations déjà diffusées, ce comité, réuni sur des bases non pluralistes, va proposer de ramener le nombre de Régions de 22 à 15, de transformer les conseillers régionaux en conseillers territoriaux pour réduire le nombre d’élus de 6.000 à 4.000, de priver départements et régions de leur liberté d’agir sur tous les problèmes que rencontrent les habitants et de prévoir une organisation spécifique pour l’Île-de-France avec la création d’une collectivité nouvelle : le Grand Paris, regroupant Paris et les départements de petite couronne, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine.
Ce schéma régressif correspond bien à la commande présidentielle pour « simplifier » le prétendu « mille-feuilles administratif français », afin de réduire au maximum les dépenses publiques et affaiblir les pouvoirs démocratiques locaux. Il prétend réorganiser en profondeur l’Île-de-France en imposant une nouvelle institution, communauté urbaine du « Grand Paris », au mépris de l’avis majoritaire des collectivités existantes et en les privant de coopérations volontaires, tout en supprimant celles qui existent, telle Plaine Commune. Il s’attaque à la représentation proportionnelle du choix des électeurs.
Il est visiblement animé d’arrière-pensées électoralistes pour reconquérir un pouvoir qui lui échappe largement dans la région capitale. Au moment où le pays traverse une violente situation de crises, financière, économique, sociale, écologique, le décalage est total entre les urgences vécues par les habitants, les salariés et la priorité donné par Sarkozy à un remodelage institutionnel mené à la hussarde. Ce déni de démocratie masque mal une conception autoritaire et centralisatrice de la politique publique, fondée sur la concurrence et la spécialisation des territoires, dangereuse pour l’Île-de-France et tous les citoyens qui y vivent. Cela ressort également des « interventions secrètes » du secrétaire d’état à la Région Capitale. En fait, au nom de l’attractivité, il s’agit de s’accommoder de la coexistence de quelques pôles d’excellence et de vastes territoires de relégation avec un creusement insupportable des inégalités.
A l’inverse, le groupe CACRPG a toujours misé sur une meilleure prise en compte des spécificités de la zone centrale dense, pour développer les solidarités à l’échelle métropolitaine et à l’échelle régionale de l’Île-de-France.
Dans cet esprit, et face aux grands défis climatiques et énergétiques, pour un développement équilibré, contre les inégalités, le groupe CACRPG a contribué au nouveau schéma directeur (SDRIF) à l’horizon 2030, issu de plusieurs années de concertation avec tous les acteurs concernés. Il a approuvé ses ambitions en matière de logement, d’emploi et de transports.
C’est la raison pour laquelle il a aussi contribué à la démarche originale de coopération engagée avec le lancement prometteur du Syndicat mixte d’études Paris Métropole.
Pour Gabriel Massou, président du groupe CACRPG, « Notre groupe est déterminé à s’opposer à cette reprise en main de la Région capitale par Nicolas Sarkozy et la droite régionale. C’est bien de plus de moyens, de nouvelles ressources et de plus de démocratie dont les collectivités ont aujourd’hui besoin. Répondre aux attentes des francilien/ne/s pour le logement, la mobilité, l’emploi, la qualité de vie ne demande ni un bouleversement institutionnel ni un simple statu quo mais plus de coopération entre toutes les collectivités et des politiques publiques prenant pour priorité, plus que jamais, le développement des solidarités.
Aucune évolution institutionnelle ne peut se faire sans respect de la démocratie avec la proportionnelle à toutes les élections, sans concertation avec les élus régionaux, généraux, locaux et avec les populations, qui sont directement concernés. Et si une réforme des collectivités devait avoir lieu, nous exigeons qu’elle passe par un référendum régional. »



L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains s’adresse à l’ensemble des élus de France, de la population, des syndicats… sur les dangers de la réforme territoriale.
Télécharger le rapport Balladur
Le Président de la République entend bouleverser le paysage institutionnel français et a confié dans ce but à Edouard Balladur la présidence d’un comité ayant pour mission de proposer un nouveau modèle d’organisation territoriale. Or, ces propositions, déjà connues pour l’essentiel, apparaissent comme dangereuses à plus d’un titre. Elles amplifient les coupes sombres dans l’action publique déjà engagées au niveau de l’Etat et de l’Union Européenne.
Au coeur de la réforme envisagée, il est proposé en premier lieu d’instaurer un nouveau statut de métropole, donnant lieu à l’élection au suffrage universel direct des plus importantes communautés urbaines ou d’agglomération de notre pays, d’autres agglomérations pouvant également poser leur candidature. Les élus des autres intercommunalités feraient l’objet d’une désignation par un « fléchage » de certains élus municipaux, à l’image de Paris, Lyon et Marseille. L’ensemble des intercommunalités se verraient confier à titre exclusif la clause de compétence générale, leur permettant de mener des politiques dans tous les domaines, effaçant progressivement le rôle des communes et des départements.
Dans le même temps, les départements pourraient se transformer en collectivités territoriales spécialisées, et même devenir de simples composantes des régions, le nombre de ces dernières étant par ailleurs ramené à une quinzaine. Les conseillers territoriaux, communs aux assemblées délibérantes des régions et des départements, seraient désignés au scrutin uninominal.
Le tout serait accompagné par la limitation aux régions et aux intercommunalités de la capacité de lever l’impôt, à charge pour elles d’en « redistribuer une part » aux départements et aux communes. A cet égard, il serait envisagé de moduler les dotations de l’Etat en fonction des politiques menées par les collectivités, suivant des critères définis par l’Etat. Quant à la taxe professionnelle, elle serait purement et simplement supprimée en 2010 comme vient de l’annoncer le chef de l’Etat, le manque à gagner se reportant au final sur les ménages.
Le projet du gouvernement est donc parfaitement clair : il s’agit pour lui d’éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions, pour mieux transformer les collectivités locales en outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l’Etat, pour réduire ces dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins, pour privatiser les services publics. Nous pensons au contraire que ces services publics, principaux outils de réduction des inégalités, sont plus que jamais nécessaires, particulièrement dans le contexte de crise économique et financière que nous subissons.
Si une telle réforme était adoptée, nous nous acheminerions vers la disparition de la démocratie de proximité dans notre pays, et en particulier de l’échelon communal, cellule de base de notre République, foyer d’épanouissement de la citoyenneté.
Elus communistes, républicains et progressistes, nous sommes convaincus qu’une nouvelle dynamique des collectivités est possible. Mais, contrairement aux projets gouvernementaux, nous pensons qu’elle doit donner de nouveaux droits aux citoyens et de nouveaux moyens aux différents échelons territoriaux pour répondre aux préoccupations des habitants.
C’est pourquoi nous proposons de construire avec les populations une alternative au dépeçage de nos collectivités qui pourrait s’appuyer sur les objectifs suivants :
Démocratiser les institutions locales. Il convient de renforcer la démocratie en développant la démocratie participative et en garantissant la libre administration des collectivités. Les représentants des communes, départements et régions doivent être élus au suffrage universel direct et proportionnel. Le suffrage universel doit rester ancré dans la commune. Nous proposons donc que les conseillers communautaires soient désignés par fléchage sur les listes municipales dans le cadre d’une représentation proportionnelle pondérée.
Développer et rééquilibrer les territoires. Il faut repenser l’organisation territoriale et la définition des compétences en nous basant sur la satisfaction des besoins humains et des droits fondamentaux qui leur sont constitutionnellement garantis. Nous proposons de revenir sur certains transferts de compétences qui ont créés des inégalités entre les territoires et les populations et de renforcer les coopérations entre collectivités sur la base de projets communs.
Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités. D’une part, les dotations de l’Etat devraient être revalorisées. D’autre part, la taxe professionnelle devrait être remplacée par une Taxe sur l’Activité Economique qui intégrerait dans son assiette les investissements non-productifs, et notamment les placements financiers des entreprises et dont le produit serait réparti de manière à lutter contre les inégalités territoriales.
Crèches, accompagnement de l’enfance et de la jeunesse, formation, voirie, culture, urbanisme, cadre de vie… les collectivités assurent un rôle indispensable à la vie des habitants. Elles contribuent à la croissance de la richesse nationale en créant et en entretenant la grande majorité des infrastructures et équipements publics utiles à tous et notamment à l’activité économique. Or, c’est ce modèle, certes encore imparfait mais pour sa plus grande part efficace et juste, qui est aujourd’hui menacé par les projets gouvernementaux.
C’est pourquoi, nous, élus communistes et républicains, progressistes, nous nous adressons à vous, défenseurs de la démocratie locale, pour faire obstacle à ces projets destructeurs et à faire front commun pour porter avec la population une nouvelle étape de la démocratisation et du développement de nos territoires.

 

                      Fédération du Parti Communiste Français - Seine-Saint-Denis - 93
14 rue Victor Hugo - 93500-PANTIN - T - 01.48.39.93.93 - F - 09.53.04.27.47

Ecrire en email à la fédération

 

15 000 emplois à saisir ! du 17 au 31 mars 2009

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